Aqaba-Mer Rouge se trouve à moins d’une heure de route de Wadi Rum. Quel contraste !
C’est un petit centre-ville, restée sans prétention jusqu’à nos jours. Son développement l’oriente indéniablement vers une future cité balnéaire, toujours doublée d’un pôle portuaire (le seul du pays) et d’un ensemble universitaire pour le sud de la Jordanie. Mais nous n’en sommes pas là…

Pour autant, c’est une vraie ville avec un souk qui fleure encore bon le m

Moyen-Orient, surtout en soirée lorsque les échoppes sont ouvertes et que les terrasses des cafés laissent planer l’odeur sucrée des narguilés. Question tourisme, elle sert surtout de base de plongée pour les coraux réputés de la Mer Rouge.

Localement, c’est une véritable machine économique, tant pour les autochtones que pour le visiteur jordanien du nord qui y trouvera l’avantage d’une zone détaxée dont il viendra profiter le week-end pour des ébats balnéaires. Idem pour les voisins saoudiens.

N’espérez pas de belles plages avec palmiers et sable fin. Non. Ce sera du sable, soit, mais pas si fin que cela, sans palmier, presque sans ombre, et plutôt piqué de milliards de mégots échappant pour l’éternité aux courageux nettoyeurs municipaux.

Une bonne raison peut-être pour préférer un Beach Club – comme Berenice par exemple – ou tout autre plage privée, voire un complexe hôtelier comme Tala Bay avec son port de plaisance qui rappelle Port Grimaud en France…

Si vous êtes plongeur, c’est le bonheur ! Même si grincheux et pinailleurs ne jurent que par le Sinaï. Multiples options existent pour satisfaire vos désirs d’abysses insondables et de coraux féeriques. On peut déjà facilement s’extasier en rendant visite au Aqaba Marine Park.
L’alternative d’une virée en bateau à fond de verre (Glass Boat) ne vaut que si l’on est sûr de voir quelque chose, à l’écart de la baie portuaire. La meilleure option consiste à prendre part aux sorties d’un de ces bateaux d’observation des fonds marins, tel le Neptune basé à Tala Bay.

Il existe un petit fort en bord de promenade, qui sert aussi d’Office du Tourisme. Il fut batti par les Mamelouks sur les ruines de ce qui fut jadis le château croisé le plus méridional de « l’Oultre Jourdain ». En savoir plus.

C’est surtout le modeste downtown qui a son charme, avec commerces et gargotes hautes en couleurs, bientôt supplantés par les Mall Center et autre belles « Boutiques » (se dit ainsi en Arabe !).
Parfait pour une dernière soirée relaxante avant le retour vers l’Europe !

N’hésitez pas à faire des emplettes. Les commerçants d’Aqaba, fidèles à leur réputation, sont sympathiques, souples, calmes, et peu insistants. Accepter leur verre de thé n’oblige en aucun cas à acheter – c’est un rituel d’hospitalité, même commercial. Pas demain la veille qu’on aura des boissons offertes aux touristes, en Europe…

Goutez aux biscuits secs, aux pâtisseries, et n‘hésitez-pas à vous gaver de falafel, et autres mezzé succulents, avec café à la cardamome en final.

Et après des jours à s’être activé dans le désert à la force des jarrets, quoi de meilleur qu’un bon Hammam (Turkish Bath) ?
Soin du corps pour les filles dans un Salon, et soin du visage avec rasage et épilation des vilains poils pour les messieurs chez le Barber. Voilà un bon programme.

Et juste à côté, c’est la station balnéaire d’Eilat, la sœur Israélienne; en face, le Sinaï Egyptien. Avec l’Arabie Saoudite, il y a donc trois pays voisins, tous proches d’Aqaba. On voyage parfaitement vers deux d’entre eux. L’Arabie Saoudite ne le permet pas encore. Peut-être faudra-t-il attendre pour cela un autre Printemps Arabe

 

 

 

 

 

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